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Protéger les forêts âgées pyrénéennes, pourquoi, comment ?

Cet article souhaite informer et interroger tout citoyen intéressé par la nature.

Il offre une fenêtre de réflexion sur une problématique vaste qui implique de nombreux acteurs aux sensibilités diverses. Il a été réalisé sur la base d’observations locales, grâce aux avis de personnes impliquées tant dans la filière bois que dans la protection de la biodiversité. Une trame de forêts âgées serait possible à l’échelle de la chaîne, mais il reste à parcourir un long chemin, qui est loin d’être tracé.

 

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Portrait succinct des forêts matures dans les Pyrénées

fonds de vallon arbas

Fond de vallon en Comminges © Gilles Pottier

Tout le long de la chaîne, ici et là, s’épanouissent de beaux fonds de vallons relativement préservés, certains non exploités depuis plus de cent ans. La faune y est diversifiée, la qualité de ses abords et de ses torrents permet à de nombreux mammifères et amphibiens d’y trouver un habitat de qualité (salamandres, desmans, tritons palmés, euproctes, etc…).

En moyenne montagne, des bois de hêtres et de sapins, peu ou pas exploités depuis plusieurs décennies, dressent leurs troncs majestueux sur des versants oubliés ou sont traversés par des sentiers balisés pour le plaisir des randonneurs (1).

Plus haut, existent des forêts matures de sapins ou de pins à crochets, à la superficie variable.

Le GEVFP (2) a recensé plus de 130 sites non exploités depuis plus de 100 ans, présentant toutes les caractéristiques d’une maturité avancée.

Beaucoup de ces forêts sont anciennes, avec une continuité de sols datant de plusieurs siècles et souvent pluri-millénaire. Ces forêts, anciennes et matures, sont d’une grande qualité écologique, avec des cortèges de lichens, mousses, champignons, insectes, oiseaux et mammifères en interaction et qui occupent des habitats très spécialisés.

Parcs Nationaux, Réserves Naturelles Catalanes et des initiatives privées éparses protègent quelques dizaines de milliers d’hectares sur la totalité de la chaîne, parfois non exploitées, d’autre fois exploitées avec des rotations plus longues qu’en forêt classique (80 ans dans le Parc National des Pyrénées).

Les forêts d’Iraty et ses environs immédiats en Espagne sont majoritairement en production, toutefois, il y existe de fortes pentes peu accessibles et bien plus intéressantes au niveau des processus biologiques existants que les futaies exploitées en contrebas.

Mis à part sur des unités géographiques à la superficie limitée, il n’existe pas de connectivité écologique entre les milieux forestiers matures. Le morcellement isole les habitats spécifiques à la faune et à la flore, contrevient à la bonne santé des espèces et aux multiples interactions qui se créent lorsqu’existe un réseau de « forêts vivantes ».

 

Demain, des vieilles forêts ?

Depuis plusieurs décennies, la déprise agricole dans les Pyrénées favorise le réenfrichement. D’autre part, l’abandon des pratiques agro-forestières traditionnelles permet l’évolution de hêtraies en taillis vers des futaies où se réinstalle le sapin, et l’on observe un vieillissement assez généralisé, souvent sur des centaines d’hectares et dans des massifs peu accessibles.

A l’échelle du massif, force est de constater qu’aujourd’hui, et bien plus que dans les siècles passés, il existe un énorme vivier pour les vieilles forêts de demain.

 

ESTIVES ET VIEILLES FORETS

Estives et vieillles forêts, massif du Pibeste © Philippe Falbet

Souvent mal vécue localement, la friche conduit à une modification de la biodiversité et à l’apparition naturelle de bosquets puis de forêts spontanées, adaptées aux conditions locales de vie. Autour des villages et des maisons, de nombreuses énergies oeuvrent pour une réouverture paysagère. Ailleurs, granges foraines, petits villages dépeuplés, anciens espaces cultivés ou pâturés se laissent encercler par la friche, les ronces et les peuplements pionniers comme les bouleaux et les noisetiers. Une étude intéressante a montré qu’à partir de 46% de couvert forestier autour de lui, l’humain se sent oppressé.

Certaines communes ont actuellement un couvert forestier de 80%. Il semble tout à fait logique de disposer de milieux ouverts autour de chez soi et dans les vallées, et de mettre en œuvre des moyens pour y arriver. Ces bois pourraient servir en priorité à des usages d’exploitation en circuits courts, ce qui permettrait de protéger des peuplements plus anciens.

Le maintien de nombreux espaces ouverts est essentiel si l’on veut voir perdurer un patrimoine culturel très présent dans l’identité pyrénéenne.  Et puis les prairies ont développé une biodiversité et des fonctionnalités écologiques complexes. Par exemple, les graines des différentes espèces d’anémone pulsatille ne peuvent germer que sur des prairies vieilles de plusieurs siècles (source : Alexis Ducousso, Biogeco, INRA).

Doit on pour cela entretenir un paysage mosaïque partout, et ne jamais laisser faire la nature ? D’excellents ouvrages existent pour contrecarrer certaines idées reçues, comme « La France des friches » (Annik Schnitzler et Jean Claude Génot) ou le texte inédit de François Terrasson « sur la prétendue supériorité biodiversifiante des milieux ouverts » en ligne sur ce site. 

PHOTO LIVIO TILLATI

Centaines d’hectares en évolution naturelle, Ariège © Livio Tilatti


Aujourd’hui, à l’écart des futaies en exploitation productive, de nombreuses forêts se sont réapproprié des espaces et reviennent vers des fonctionnements naturels où elles pourraient accomplir la totalité de leur cycle. Doit on en avoir peur ?

Un réseau de forêts vivantes dont la biologie est respectée, riche en habitats et en ressources alimentaires pour la faune, permettant de meilleures continuités écologiques, est aujourd’hui tout à fait possible. Les surfaces forestières sont en augmentation, mais celles qui recèlent un véritable intérêt biologique ne se protègeront pas toutes seules : 

Les usages de la forêt évoluent très rapidement, et sans statut de protection, sans inventaire, identification ni cartographie, aucun garde fou ne peut garantir leur bonne santé écologique ou même leur existence dans 50 ou 100 ans.


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chlorociboria aurginea, provoquant parfois des traînées bleutées casi fluorescentes sur les bois morts

Lorsque vous traversez une forêt oubliée en montagne, sortez des sentiers, immergez vous en elle et peut être vos pieds fouleront ils une qualité d’humus souple et inégalée, véritable filtre aquatique et trésor biologique issu de la décomposition naturelle.

Peut être y croiserez vous d’énormes polypores, des champignons bleus ou oranges, des lichens jaunes, des troncs de sapins tortueux aux diamètres imposants, et de majestueuses chandelles (arbres morts sur pied) où des pics noirs à la recherche d’insectes ont creusé des cavités impressionnantes servant d’abri ou de dortoir à un loir ou une chouette. Peut être sentirez vous aussi la force de vie de la forêt naturelle, avec toute la qualité de ressourcement premier qui en découle.

Posez vous la question suivante, tout comme l’a fait feu Robert Hainard : l’intelligence d’une civilisation ne se mesurerait elle pas à la qualité et à la quantité de nature sauvage qu’elle laisserait subsister sans elle ? Ce principe n’est il pas un gage de qualité souhaitable, aussi, dans les replis de nos paysages ?


 

Protection et fréquentation

Il y a un fonds de vallon où je vais une fois par an, et j’y vois encore les traces de mon dernier passage. Volontairement, les sites ne sont pas nommés ici, pour qu’ils ne soient pas trop visités, ni leurs parages vulgarisés. Alors que faire pour les protéger ?

Classer ces forêts en réserve risquerait de leur donner un caractère muséographique et d’attirer une fréquentation néfaste pour la quiétude de la faune et la magie des lieux. Un exemple d’actualité est la Gourgue d’Asque dans les Hautes Pyrénées, victime de son succès, où les ambiances forestières reculent en raison d’aménagements réalisés par les mairies concernées (3).

Il faudrait éviter un zonage des espaces, avec des sites de consommation ou de compensation de nature, de type «écomusée à l’américaine» ou « conservatoire de la biodiversité », où le parking est à 1/2 heure de voiture de la première autoroute avec ensuite, des sentiers obligatoires où l’on suit une pseudo visite guidée, alors qu’à côté, on se permet n’importe quoi.

« Quoi qu’il en soit, en ce qui concerne la biodiversité, il n’existe pas une biodiversité ordinaire et une biodiversité qui ne le serait pas. Toute biodiversité est extraordinaire, unité d’un subtil et complexe réseau de relations » (numéro spécial d’Avril 2013 d’Unité forestière, revue du syndicat forestier Snupfen).

Lorsque le passage entre la zone urbanisée et le « bout du monde » se réalise à pied et de manière graduelle, lorsque les recoins sauvages parsèment la montagne et ne sont pas répertoriés sur les cartes ou mis en avant par une signalétique, la pression des visiteurs s’estompe, les chemins se resserrent ou disparaissent, et ce sont de toutes autres forêts qui se dévoilent, d’autres sensations qui peuvent émerger en nous. Les Pyrénées ont encore les moyens d’échapper à ce type de glissements compensateurs.

Proche de la méditerranée, la forêt de la Massane est également victime d’une trop forte pression touristique. Il existe également de vieilles forêts de ravins peu courues, et de trop rares grands espaces inaccessibles, comme dans la Réserve Naturelle de Mantet. Ces lieux de quête se laissent découvrir par celui ou celle qui cherche vraiment à s’en imprégner.

Protéger, oui mais comment ?

Les attentions discrètes et internes aux documents de gestion semblent les plus efficaces en matière de préservation. Concernant les forêts publiques de notre région, l’Office National des Forêts a créé et crée toujours des dispositifs de protection internes, comme les quelques Réserves Biologiques Dirigées, des îlots de sénescence qui devraient concerner toutes les forêts, l’utilisation du statut de « forêt de protection » ou la mise en repos de parcelles afin de préserver un caractère mature, remarquable ou de protéger une espèce. Cela marche assez bien … lorsque les motivations sont réelles et que les moyens suivent, tant au niveau des communes que de l’appareil institutionnel. Malheureusement, ces motivations passent souvent au second plan, voire à la trappe. L’ONF a aujourd’hui une telle politique globale de rentabilité financière, qu’elle ne remplit que très partiellement sa tâche en matière d’étude et de protection du milieu forestier. 

Tout le long de la chaîne, des lambeaux de vieilles forêts d’une grande qualité écologique subissent des prélèvements bien trop forts et brutaux pour conserver leur intégrité. L’instruction biodiversité n’y est pas forcément suivie (nombre de chandelles à conserver, par exemple) (4). La superficie des îlots de vieillissement ou de sénescence n’est souvent pas assez grande pour que s’expriment les processus écologiques et micro habitats propres à l’habitat forestier. Appareil d’Etat qui a pourtant dans ses missions principales, celle de protéger la biodiversité forestière, l’ONF manque d’effectifs, de données de terrain, de recoupement de ces données avec les associations naturalistes, et tout simplement de volonté d’une approche réellement multifonctionnelle du milieu forestier. Lors d’un récent audit du personnel (2012), nombre d’agents ont déclaré devoir protéger la forêt contre l’ONF (5).

Les syndicats forestiers privés et syndicats mixtes de pays, quant à eux, créent des chartes forestières pour faciliter la mobilisation du bois et l’emploi, ce qui est louable, mais déséquilibré si la forêt n’est gérée que de manière « utile » (voir par exemple la charte forestière du pays Couserans).

conflits interet

Une aide au pastoralisme bien compréhensible, dans une commune immense et très boisée. Dans l’ »attachement à la protection de la nature », entendrait t’elle également d’autres discours concernant son espace forestier?

La recolonisation des milieux ouverts par la forêt et son vieillissement doivent ils être perçus partout comme une menace, même dans des vallons et versants peu accessibles où existe un caractère naturel remarquable, ou qui peut est en voie de l’acquérir?

 N’y a t’il pas là des équilibres à trouver, une nouvelle donne à accepter, en accompagnant l’évolution de ces écosystèmes de manière plus positive ? Protéger aujourd’hui pour que demain ou après demain, de nouveaux usages de la forêt ne déstructurent pas ce qui se crée et ce qui existe, dans la même ignorance et dans le même désintérêt qu’aujourd’hui.

Un manque flagrant de statuts

Là où le bât blesse aussi, c’est qu’il n’existe aucun statut de protection pour beaucoup de forêts anciennes et de vieilles forêts pyrénéennes, même lorsqu’elles sont reconnues de très haute naturalité ou remarquables. De ce fait, les coupes dépendent souvent de la sensibilité et des stratégies des gestionnaires et des propriétaires, communes ou privés. Certaines forêts hébergent une richesse spécifique et une biodiversité impressionnante, mais ne sont même pas en périmètre Natura 2000. Elles sont très fragiles, et peuvent être déstructurées par simple décision administrative. Pour ne donner qu’un exemple, aujourd’hui même, la vallée des gaves (65) voit des lambeaux de forêts anciennes partir sous les coupes, avec des sols irrémédiablement tassés, dans l’ignorance générale. Une biodiversité spécifique, une richesse irremplaçable, disparaissent sans que les gens y prêtent la moindre attention, car ce type de forêt souffre d’un manque de reconnaissance publique et locale.

L’entreprise de cartographie et de typologie à l’échelle pyrénéenne, et qui incomberait à chaque région, est ambitieuse et complexe à mettre en œuvre. Le GEVFP (2) procède actuellement à la cartographie et l’inventaire des vieilles forêts pyrénéennes, et proposera par la suite des pistes d’actions de protection les concernant. Rien n’est donc aujourd’hui encore mis en place en terme de protection, même si les choses avancent. A noter que le Groupe ne prend pas en compte des peuplements potentiels et prometteurs en matière de maturité, qui pourraient agrandir la superficie à protéger et améliorer les connectivités, puisqu’il n’étudie que des forêts non exploitées depuis au moins un siècle.

Il faudrait déjà dans un premier temps, une véritable volonté locale et institutionnelle. C’est aussi par des actions de sensibilisation et une concertation organisée entre toutes les parties intéressées, dont l’ONF et la société civile qui a son mot à dire, que le thème trouverait sa place, que des réflexions et premières initiatives pourraient être engagées. (6)


Les exemples régionaux

Chaque région a ses spécificités, liées à de nombreux paramètres et à l’histoire des activités humaines des siècles passés. Les initiatives semblant solides émergent plutôt à l’échelle des régions. Au niveau national, la Trame Verte et Bleue laisse entrevoir des avancées sur des thématiques comme les haies et les bocages, mais se penche très peu sur les continuités forestières anciennes.

L’expérience de la Lorraine est à réfléchir. Dans le cadre de la politique régionale 2002-2007 de qualité de la certification forestière PEFC, ont été constituées 2 cartes, l’une concernant les « hauts lieux » ou forêts à caractère subnaturel, l’autre concernant les forêts semi-naturelles âgées (définition IGD MAP 2000). Elles ont été alors annexées aux plans de gestion. Près des 2/3 des forêts y apparaissaient semi naturelles (indigènes, non plantées ou non semées) contre seulement 0,2% de forêts à caractère subnaturel. En Lorraine, les forêts âgées (avec par exemple comme critère, plus de 10m3 de très gros bois à l’hectare) sont devenues alors ZNIEFFables ! (7) Et facilement localisables, ce qui est très important notamment en matière de connectivité écologique. Malheureusement, dès la fin 2007, les cartes ont mystérieusement disparu des nouveaux plans de gestion …. (source : Jean Poirot, Lorraine Nature Environnement).

L’oeuvre d’associations comme Refora, Forêts Sauvages et la Frapna, qui ont largement contribué à l’identification puis la décision de constitution d’un réseau de 10% des forêts de Rhône Alpes en évolution naturelle, est exemplaire (8).

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Projet de forêts rhône-alpines en évolution naturelle, mené par REFORA

Des cartographies précises sont disponibles pour de petites régions naturelles et en cours d’acquisition pour la région Nord Pas de Calais, région la moins boisée de France (source : Alexis Ducousso, Biogeco, INRA).

En Midi Pyrénées, le GEVFP (2) a recensé à ce jour environ 7000 hectares de forêts matures, soit 2% de la totalité des forêts du territoire, et continue les inventaires. Le Laboratoire National d’Entomologie Forestière de Quillan (Pyrénées Audoises) suit quelques forêts pyrénéennes aux sols très anciens où il réalise un inventaire d’insectes liés au bois mort. Tout le long de la chaîne, la dynamique associative est casi inexistante. Le manque d’intérêt et de demande d’études de l’appareil institutionnel concernant l’habitat forestier ancien, mais aussi du public naturaliste habitué à des entrées par espèce (dont l’utilité n’est pas contestée), est flagrant. Quant au grand public, il est encore bien loin de se libérer des clichés de la nature, des friches, des nuisibles, du bois mort, de la manipulation qui tend à lui faire croire qu’ici, c’est mieux qu’ailleurs. Il manque une prise de conscience, une synergie collective, alors que les forêts couvrent plus de 40% des Pyrénées !

 

En guise de conclusion …

Même si l’éveil sensible évoqué dans ce site n’est pas ressenti de la même manière par tous, même s’il semble qu’existe une sorte d’impuissance individuelle à changer le cours d’une société qui propose sans cesse moults cloisonnements et nouvelles compensations, gageons que la persévérance à mettre en lumière ces vieilles forêts pourrissantes, sombres et inutiles, pourra un jour contribuer à leur donner la place qu’elles méritent dans ce monde pas encore tout à fait artificialisé, où nous avons aussi, en tant que citoyens concernés par le devenir de notre environnement, notre mot à dire.

Philippe Falbet

(1) Pour une description de la faune présente en hêtraies sapinières, voir l’article « histoires de hêtres et de sapins »

(2) Groupe d’Etudes des Vieilles Forêts Pyrénéennes, voir l’interview dédiée prochainement

(3) Voir les 2 articles dans la rubrique « actualités » sur la gourgue d’Asque, avec le lien présent vers le dernier en date

(4) Cette remarque est basée sur des observations de terrain sur une coupe en forêt domaniale, à l’autome 2013.

(5) Voir l’interview de Livio Tillatti

(6) : Voir l’interview de Bernard Boisson, question 6

(7) Une ZNIEFF, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Floristique et Faunistique, est un inventaire naturaliste permettant la connaissance du milieu, sans avoir la teneur d’un dispositif règlementaire opposable. Classer de vieilles forêts en ZNIEFF permet de les identifier, de les localiser et de décrire leur richesse spécifique.

(8) : http://refora.online.fr rubrique FRENE

 

 

Une réflexion au sujet de « Protéger les forêts âgées pyrénéennes, pourquoi, comment ? »

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